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REGISTRES DU BUREAU
[i553]
CCCCXII. — Lettres à Monseigneur le duc de Guise.
DONT LA TENEUR ENSUYT.
4 octobre 1553. (B fol. 236 r°.)
Monseigneur,
« Si tost que j'ay receu la lettre laquelle il vous a pleu me escripre pour le restablissement de la fon­taine de vostre maison de diction'1), je en ay comu-nicqué à mes compagnons en l'Hostel de ceste Ville pour ce assemblez ; et avec eux la resolution et con­clusion a esté prinse ainsi que vous verrez par la lettre qu'ilz vous escripvent'2', de faire remettre les choses cn tel estat qu'elles souloient d'anciennetté et de conduire le tout en telle sorte que vous le deman­dez et desirez, qui est la moindre chose que nous pourrions faire pour vous et vostre maison, et vou­drions bien avoir le moien de faire chose pour l'hon­neur de vous plus grande et meilleure.
"De ma part, je sçay l'obligation que j'é à vous et a vostre maison, de laquelle, tout le plus grand
heur que je puisse avoir en ce monde, je desire tousjours estre et demeurer tres humble serviteur.
" Monsr Richer, vostre tresorier, vous pourra es­cripre plus au long ce que nous avons faict et di­visé ensemble. Nous avons faict dresser une pro­vision pour le faict des fontaines de ceste ville que vous trouverez bien fort raisonnable. Nous en escrip-vons à Monseigneur le Cardinal qu'il luy plaise la fere commander par le Roy. Monseigneur ,
"Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vye et longue.
"AParis, le nn0 jour d'Octobre m vc lui.
"Vos trés humbles obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris, n
CCCCXI1I. — Lettres à Monseigneur le Cardinal de Loraine, touchant lesd fontaines,
DONT LA TENEUR ENSUYT (3>. 4 octobre i553. (B fol. 236 v°.; A fol. 67 r°.)
Monseigneur , "Nous avons faict dresser une provision suivant l'advis et deliberation de nostre Conseil, par le moien de laquelle, avec l'ayde de Dieu, nous pourrons re-metre et reslablir les anciens conduictz des fon­taines de ceste ville de Paris en leur premier estat et deu, et rompre les entreprinses, usurpations et dérivations du cours public qui ont esté faittes par plusieurs particuliers soubz umbre des estatz qu'ilz ont tenuz en ceste Ville; chose que trop mieulx en­tendez, non seullement utille mais trés requises et necessaires pour le bien de la Ville et de toute Ia chose publique. Nous vous envoyons lad. provision
toute dressée pour, si la trouvez bonne et raisonnable, nous vous prions la nous faire commander et ac­corder par le Roy; si, non, en telle forme qu'il vous plaira qu'elle nous soit baillée. C'est la chose laquelle pour le present nous pouvons poursuivre en plus grand contentement de tous ceulx de ceste ville. Monseigneur ,
"Nous prirons Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vye et longue.
"A Paris, le 1111e jour d'Octobre 1553.
"Vos trés humbles obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris, n
O L'hôtel de Clisson (rue du Chaume ot aujourd'hui des Archives) appartenait depuis peu de tempsà François de Lorraine, duc de Guise; c'est le i4 juin i553 que la famille dé La Bourdaisière l'avait vendu à Anne d'Este, sa femme. (Voir page i45, note 2 srAngoulesmen.)
<2) Aucun des documents ici visés n'a été transcrit aux Registres.
(3) La rubrique du Registre A, ainsi conçue : Lettre de par la Ville à Monseigneur le Cardinal de Lorraine, ne spécifie pas l'objet de cette missive.